Collections et collectionneurs d’antiquités

›Collections et collectionneurs d’antiquités en Europe à la Belle Époque (fin XIXe siècle – 1914)‹
07.–09.11.2019

Konzept: François Queyrel (École Pratique des Hautes Études, Paris) und Dietrich Boschung (Internationales Kolleg Morphomata)

Kontakt: Semra Mägele (smaegele[at]uni-koeln.de)

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Am 7., 8. und 9. November findet in Kooperation mit der École Pratique des Hautes Études, Paris, dem Musée du Louvre, dem Institut national d'histoire de l'art und dem Internationalen Kolleg Morphomata die Tagung ›Collections et collectionneurs d’antiquités en Europe à la Belle Époque (fin XIXe siècle – 1914)‹ in Paris statt. Veranstaltungsorte sind das Institut national d'histoire de l'art, Galerie Colbert und das Musée du Louvre. 

Les années 1880-1914 sont la Belle Époque du collectionnisme d’antiques, sorti du cercle restreint des amateurs érudits et fortunés pour se répandre largement dans la société européenne, qui acquiert des statuettes bon marché aux marbres les plus prestigieux. Lieux centraux où se font et défont les collections, les salles de vente, notamment parisiennes, sont au cœur des pratiques et des modes d’acquisition des différents acteurs du marché.

Alors que certains artistes et collectionneurs initient durant cette période une véritable rupture vis-à-vis de l’art classique, ces décennies sont marquées par la persistance d’un puissant goût pour l’Antiquité, aux sources toutefois toujours plus variées. Si les périodes dites « classiques » des arts grec et romain continuent de dominer les acquisitions sur le marché de l’art, les périodes haute et tardive attirent davantage l’attention des savants et des collectionneurs, de même que les autres cultures du pourtour méditerranéen et du Moyen-Orient. Cette période est aussi l’âge d’or de l’archéologie de terrain, dans un cadre législatif qui empêche largement l’exportation des œuvres ; si les lois sont souvent contournées, la production de faux parfois très élaborés permet aussi d’alimenter l’appétit des collectionneurs. Par ailleurs, les musées sont désormais des acteurs incontournables du marché, ils déploient leurs propres stratégies de développement des collections et recueillent de plus en plus fréquemment les collections privées plus ou moins anciennement constituées.

À partir de l’étude de figures de collectionneurs que les recherches récentes permettent de mieux cerner, ce colloque a pour objectif d’offrir un panorama des collections d’antiques en cette longue fin de siècle qui précède la Première Guerre mondiale. On s’intéressera aux collectionneurs eux-mêmes, des plus fortunés aux plus humbles, aux catégories d’œuvres concernées, à l’ampleur des collections, et aux stratégies mises en place pour constituer ces ensembles. À partir de l’étude de cas particuliers, on visera une synthèse sur cette période charnière dans l’histoire des collections d’antiques, à l’origine de bien des fonds des musées d’aujourd’hui.